• Un_Riou

Cybergonzo et gonzopunk

Dernière mise à jour : mars 18


Couverture : Transmetropolitan année 1 - Ellis / Robertson

Transmetropolitan - Ellis / Robertson - Urban Comics


Féroce et sans concession, en grand fan d'Hunter S. Thompson que je suis je me demande comment j'ai pu rater un hommage (une incarnation ?) de ce calibre.


Que ce comics me met en joie ! C'est crade, c'est cru, c'est d'une violence sociale et d'une vulgarité a tout épreuve et pourtant la frontière avec le réel est si mince...


La plume dans la plaie qu'est l'humanité, tous les récits présentés dans ce premier tome carburent à la haine pure et au venin d'un misanthrope forcené. Tragi-comique, absurde en veux-tu en voilà, subtilité de la critique malgré son apparente lourdeur de brique lancée en pleine gueule, rien n'est sacré, tout est à chier, seule compte la vérité, surtout quand elle fait mal.


Spider Jerusalem est journaliste férocement indépendant, fantasque lucide, malade d'un monde corrompu et mal branlé, pourfendeur de l'hypocrisie et du consensus mou, jusqu'au-boutiste furieux, toxicomane par instinct de survie et dernier des justes. L'homme n'est pas à une contradiction près pour conserver toute sa cohérence.


Selon l'adage de Thompson : Dans un monde de voleurs, le seul pêché définitif est la stupidité. Spider Jerusalem se fait pourfendeur des deux avec un goût particulier pour le politicien qui, cumulard par essence, emprunte aux uns comme à l'autre.


Rire sonore, gag grotesque, rire méchant, schadenfreud, fulgurances sociologiques, lucidité critique et sagesse de comptoir... Irrévérence mon amour.


Gonzo et cyberpunk ça marche sacrément bien.


Un bonbon (à l') acide à retrouver aux éditions Urban Comics

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